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Pour lancer cette rubrique « VOYAGE » j’avais envie de … commencer par le commencement. Il y un an, je faisais exploser ma zone de confort, et ça a été le début d’une profonde révolution dans ma vie. Même si cet article a un an, c’est par lui que je voulais commencer… Retrouvez l’article d’origine publié sur LKD juste ici !

Souvent on dit, dans nos métiers : « Sortez de votre zone de confort ! »

Il y a quelques semaines, les évènements s’enchaînant, je me suis dit : c’est maintenant à moi de sortir de ma zone de confort, il est temps de tester autre chose, d’expérimenter une autre v(o)ie, d’aller vivre un premier rêve. Pour vivre, l’un après l’autre, tous mes rêves. Pour en découvrir de nouveaux. Et pour en inventer d’autres. Encore.

Il y a dix mois maintenant je quittais un CDI pour entreprendre.

Je ne savais pas exactement où m’emporterait cette première décision, mais je savais bien qu’il fallait la prendre ; je ne savais pas encore le jeu de domino qu’elle entraînerait, et je ne savais pas que somnolait en moi une telle exigence de liberté. Un appel puissant et intraitable, une exigence tenace et infatigable.

J’ai cherché du business, j’ai commencé à travailler, j’ai été enthousiaste, déçue, euphorique… bref : la vie quoi.

Et puis m’est venue cette conviction que je devais aller plus loin, une conviction persistante qui me disait : « Dégage, bouge tes fesses de ta zone de confort ! 

–       M’enfin quand même, j’ai déjà pas mal bougé, c’est pas comme si… – Je m’en fous je ne veux rien entendre. Bouge tes fesses de là. Sors d’ici. Va voir la vie, les gens, va vivre, fais des expériences, sors d’ici. »

Cette zone de confort qui endort doucement, qui entretient la demi-mesure, et qui ne pousse pas à aller à la rencontre de ce que l’on porte vraiment en soi. Nos rêves, nos idées un peu folles, nos projets un peu biscornus.

« L’incohérence superbe, c’est la vie même. L’ordre tentant et apaisant c’est la nécrose. Je crois désormais qu’oser être soi est le plus grand défi » nous confie Alexandre Jardin.

Et comment je sors encore un peu plus de ma zone de confort, au fait ?

Un jour, lors d’une discussion avec ma formidable grand-mère je constatais combien elle avait un esprit libre, combien elle était ouverte, éclairée. Elle n’écrit pas, ne publie rien et ne partage pas cela avec grand monde. Mais elle est éclairée ; et de là est venue cette conviction que partout dans le monde des tas de gens qu’on n’entend pas ont des tas de choses passionnantes à partager, à raconter, à donner.

De là est venue une autre idée : et si j’allais les rencontrer, ces gens qui ont peut-être des choses à dire ? Des gens nouveaux, que je ne connais pas (encore) : et si je faisais leur connaissance ?

Puis, m’est venue cette idée un peu farfelue (mais pas tant que ça, puisque je ne suis pas la première à l’avoir… !) :

Et si j’allais dormir chez eux ? Je veux dire, je prends mon sac à dos, je choisis un endroit dans le monde et je vais à la rencontre de nouvelles personnes : je leur demande s’ils veulent bien m’héberger pour la nuit, et on parle de la vie ? 

Alain Souchon, il paraît, a rencontré des tas de gens RAVIS RAVIS de donner leur avis sur la vie.

Les hasards d’agenda [qui comme on le sait n’existent pas] m’ont amenée dans cette jolie région du Berry et m’ont laissé toute une semaine entre aujourd’hui et mon prochain impératif, dimanche prochain. N’importe où dans le monde, si on commence step by step, ça pourrait être dans le Berry non ?

Alors, et si je tentais l’aventure ?

Voilà ce que je tenais à partager ici : je pars demain matin.

Voilà ce que je tenais aussi à partager ici : ce qui importe, c’est l’impulsion qui nous fait sortir de la zone de confort. Je pourrais aussi (et je le ferai peut-être) partager le résultat de l’aventure, les éventuels rencontres / bonheurs / râteaux / moments de doute / incommensurables joies [au choix, plusieurs choix possibles]…

Mais je ne veux pas dire « Regardez, je l’ai fait ! » C’est souvent cela qu’on peut lire ici, les résultats, les victoires, les succès… Et si je galère la semaine prochaine, je pourrais avoir tendance à ne rien en dire…

Non. Voilà ce que je veux vous dire : Mon sac à dos est prêt [léger et sans une tente qui servirait bien trop facilement de zone de confort portative…], et je pars demain matin à l’aventure. Demain je fais un pas à l’extérieur de ma zone de confort.

Et vous, vous faites quoi demain?

Et si je sonne chez vous, vous m’hébergez pour la nuit ?